Bastide de Quillan

Au XIe siècle, un premier pont en bois, percée d’un arc roman enjamba le fleuve et quelques habitations s’établirent sur une île formée par le confluent de l’Aude et du Coulent, d'où le nom de rue de la Hille. Au XIIe siècle, le tablier bois fut remplacé par l'actuel pont en pierres.

vue sur quillan depuis le chateau

Photo Club Patrimoine

Ancien mur de fortification

En partant de la place Raoul de Volontat, poursuivons nos pas vers la rue de la Paix en longeant le boulevard Jean Jaurès connu par tous les Quillanais par l'appellation "La Promenade". Un pan de l'ancien mur de fortification de la vieille ville se dresse à cet endroit.

Ce pan de mur est donc l'ancien mur de fortification de la vieille ville... Il date du milieu du XVe siècle. Cette ligne de remparts en maçonnerie formée par de gros galets de rivière délimitait la vieille ville qui se situait entre cette ligne de remparts et le fleuve Aude.

La maison d'enfants de l'Ange Gardien

Le bâtiment de l'Ange Gardien situé, rue de la Paix, date de 1812 et appartenait au Maire M Roillet. C'est là que l'on trouve la Congrégation de l'Ange Gardien, actuellement gérée par les Apprentis d'Auteuil. Cette congrégation fut créée par le père Louis Antoine Ormières, natif de Quillan, qui cherchait des religieuses pour fonder une école pour l'enseignement des jeunes filles issues du milieu rural.

Il faut savoir, qu'à cette époque, il n'y avait aucun moyen d'éducation pour les enfants qui n'habitaient pas dans les grands centres desservis par des écoles. Il n'y avait aucun moyen de transports pour diriger ces enfants vers les centres équipés. C'était une époque bien triste puisqu'elle conduisait irrémédiablement les enfants à l'analphabétisme et à de rudes travaux champêtres.

Le statut légal des Soeurs de l'Ange Gardien sera officiellement reconnu par l'Etat et par l'Eglise le 11 décembre 1852.

C'est la mère Saint Pascal Lavrilloux qui, venant d'un couvent de Bretagne, devient la fondatrice à Quillan, avec le père Louis Antoine Ormières .

Une communauté de religieuses "les soeurs de l'Ange Gardien", en relation avec la DASS recevaient des enfants en difficulté familiale. La maison première fut transférée à Montauban en raison du manque d'espace et y est toujours en ce moment même.

Cette congrégation est répartie dans le monde entier sur quatre continents.

La finalité de cette congrégation est toujours d'actualité puisqu'elle s'occupe de l'enfance malheureuse.

Actuellement, ce bâtiment abrite "la fondation des Apprentis d'Auteuil" : Ce sont des adolescents en difficulté familiale et sociale qui y séjournent afin de les aider dans leur réinsertion.

L'Hôtel de Ville (XVIIIe siècle)

L'Hôtel de Ville, situé rue de la Mairie, est un ancien immeuble ayant appartenu au Seigneur d'Espezel : Ce bâtiment avait appartenu auparavant au Comte Albert de la Rochefoucauld, celui-là même qui avait créé les Forges Catalanes au lieu-dit la Forge.

La particularité du bâtiment est le hall d'entrée et sa très belle rampe d'escalier en fer forgé aux volutes Louis XV.

L'escalier débouche sur un couloir au centre duquel s'ouvre le grand salon tendu de soie du plus beau style XVIIIe S... C'est actuellement la salle des mariages.

Le cabinet de M. le Maire était, à l'origine, une petite chapelle où, dans un placard, une très belle curiosité : des anges ornent cet ancien oratoire.

La place de la République

Au départ de la place de la République, l'on peut contempler les vestiges de notre forteresse médiévale.

Sur cette place, un très important et très ancien bâtiment porte un peu les traces de son âge grâce à un cadran solaire où l'on peut lire "Propera te fugit". Ce bâtiment a abrité de nombreux services administratifs à diverses époques et, particulièrement, lorsque Quillan était chef-lieu de district regroupant 12 cantons.

S'y sont succédés : le service des Postes de la ville de Quillan, le Tribunal de Police de la Ville et de la Région, les services de Contributions Directes, les services des Hypothèques, avant d'être vouée à une nouvelle vocation... La création de la maison du 3e âge et tous les services sociaux s'intéressant aux personnes âgées.



Plus tard, les constructions en bordure du fleuve formèrent une digue de protection contre les inondations, ce qui permit d'assainir les marécages de la rive gauche devenue ainsi habitable.

Dès le milieu du XIIIe siècle le plan de la ville fut celui d’une bastide entourée de murailles , c'est-à-dire une cité défensive et militaire aux rues parallèles suivant le modèle de l’époque de Saint Louis.